+33 684 497 888 nbendjilali@gmail.com

Il y a un feu qui ne fait pas de bruit. Il ne dévore pas, il travaille. Il reste assez longtemps pour que quelque chose cède, assez doucement pour que rien d’essentiel ne se perde. Affiner, c’est enlever ce qui n’est pas le cœur. Ce qui s’est ajouté avec le temps, dans la vie naturelle. Il me semble que c’est justement cela qui pèse, sans donner la vie.

Je vois maintenant que Tu ne viens pas enlever ce qui fait ma valeur, mais ce qui la recouvrait. Tant de choses se sont déposées en moi avec le temps : des peurs anciennes, des sécurités construites par nécessité, des façons de me protéger qui m’ont aidé un jour, mais qui, aujourd’hui, m’empêchent de respirer. Je croyais avoir besoin de tout cela. Et pourtant, sous Ton feu, cela se détache. Et avec ce qui demeure, je respire tellement mieux !

Il y a en Christ des temps où mes appuis habituels cessent de répondre, où ce qui me rassurait avant ne fonctionne plus… Mon premier réflexe est, je le reconnais volontiers, de vouloir que cela s’arrête, que tout redevienne stable. Mais l’Esprit Saint me convainc du contraire, de ne pas fuir, de rester, de ne pas résister ! Alors je me laisse conduire par Dieu, je Lui fais confiance…sans comprendre vraiment ce qui se passe. J’apprends à demeurer. Et dans cette immobilité consentie, comme l’argent dans le feu, je n’ai pas la maîtrise du temps ni de la durée. Là, je le constate quelque chose s’épure. Ce qui n’est pas vrai se détache. Ce qui est authentique s’affermit. Je ne deviens pas quelqu’un d’autre : je deviens plus pleinement moi-même, sous le regard fidèle de Dieu.

Dieu n’affine pas dans la hâte, je l’ai remarqué. Je suis convaincue que c’est parce qu’Il connaît la matière qu’Il tient, sa fragilité comme sa valeur. Il sait attendre le moment juste, celui où le feu a fait son œuvre, où rien de plus ne doit brûler. Il ne cherche pas l’éclat qui impressionne, mais la transparence qui demeure. Un cœur qui ne brille pas par effort, mais juste parce qu’il laisse passer la lumière.

«Tu as fait chevaucher l’homme sur nos têtes ; nous sommes venus dans le feu et les eaux ; puis tu nous as fait sortir dans l’abondance.» (Psaume 66 :12)

Je commence à le croire : le feu est un passage qui ouvre un espace plus vaste en moi. Après le feu, je ressens un souffle nouveau. Une manière plus alignée d’habiter ma vie. Et Tu es là, toujours, fidèle, patient à me rappeler que chaque flamme a un sens pour me rendre plus libre, plus vraie et plus disponible à Ta lumière. Merci.

 

Suivez-moi sur :

Soundcloud Soundcloud

Ne manquez rien !
Abonnez-vous à nos envois

Un avis, une question, un message ? C'est ici...