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Je dis merci avant le jaillissement  [1],
Je dis merci dans le désert de l’attente,

Comme Josaphat, devant l’armée immense du manque,
qui ne savait que faire,
mais fixait ses yeux sur Toi.
Il a placé les chanteurs au premier rang,
avant la victoire,
avant la provision.
Ils chantaient la gratitude du lendemain,
et le lendemain est venu.

Moi aussi, je place les chanteurs en premier.
Je chante le sourire à venir,
comme on chante la pluie en regardant la terre craquelée.
Je vois, déjà, mon sourire, jardin fermé qui s’ouvre.

Dans le naturel, le temps s’étire, élastique et mou.
Il dit : « Pas encore, pas encore, peut-être jamais. »
Mais Toi, Tu as dit : « Demain. »
Et Ton demain à Toi est une clé qui ouvre toutes les serrures du temps.
Alors je danse dans l’avant !

Tu as dit : « À moi la vengeance, à moi la rétribution. »
Et Ta rétribution, est un cadeau qui illumine tout mon visage.
La provision financière ? Elle est en route.

Alors, merci pour l’or de cette restauration,
Merci pour le sourire, qui dansera entièrement sur mes lèvres.

J’anticipe. J’anticipe avec une joie d’enfant.

Jubilation. Confiance. Amour. 

Tu es mon Père. Je suis ton enfant.

Je reconnais cette joie d’avant.
Celle qui savait que le goûter était prêt sur la table,
même si je ne voyais encore que la table apparaitre.

Je dis merci.
Je le répète, je le chuchote, je le psalmodie.
Merci pour la restauration qui achève son chemin dans l’invisible.
Merci pour l’abondance qui navigue vers mon port.
Ma bouche Te loue pour ce qu’elle va devenir :
Un hymne. Un banquet. Un témoignage vivant de Tes bienfaits.

Amen !

 

[1] Pour comprendre le contexte, lire : https://nadiabendjilali.fr/extrait-de-mon-temoignage-seul-dieu-pouvait-me-rendre-mon-sourire/