Demain, c’est une fête dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler. Elle s’appelle Pourim, et elle tombe le 14 du mois hébraïque d’Adar. Pour ceux qui ne connaissent pas la tradition juive, ce nom n’évoque rien. Pour ceux qui ont grandi avec la Bible sans toujours savoir quoi faire de l’Ancien Testament, c’est peut-être un peu flou. Alors prenons le temps, doucement, si vous le voulez bien.
Il était une fois, dans l’immense empire perse, il y a plus de deux mille ans, une jeune femme juive nommée Esther. Elle vivait loin de sa terre natale, dans un palais somptueux, devenue reine sans que personne ne sache ses origines. Un haut dignitaire, Haman, puissant et orgueilleux, détestait les Juifs. Il obtint du roi la permission de les exterminer à une date fixée par le sort. Le jour était choisi. Le décret était scellé. La mort semblait certaine.
Mais Esther, courageuse, révéla son identité au roi et plaida pour son peuple. Et là, tout bascula. Le roi soutint Esther. Haman fut pendu à la potence qu’il avait dressée pour un autre. Et le jour qui devait être celui du deuil devint celui de la délivrance, de la lumière, de la joie.
Les Juifs appelèrent cela venahafoch hou : « et ce fut le contraire ». C’est cela, Pourim. La mémoire d’un retournement.
Pour nous qui lisons cette histoire aujourd’hui, elle pose une question douce et profonde : et si nos vies aussi étaient tissées de ces retournements invisibles ?
Nous ne vivons pas dans un palais perse. Nous ne craignons pas de décret d’extermination. Mais nous connaissons ces jours où le sort semble jeté contre nous. Ces annonces qui font trembler. Ces nouvelles qui assombrissent l’horizon. Ces situations où l’on se sent coincées, sans issue…Et pourtant.
Pourtant, combien de fois, avec le recul, avons-nous vu des portes se fermer qui nous protégeaient ? Des échecs nous orienter vers un chemin plus juste ? Sur le moment, nous ne voyions rien. Nous avons l’impression que Dieu se cache alors qu’en réalité Il tisse.
Le mois d’Adar est justement ce temps où l’on se souvient que rien n’est figé. Que le mal n’a jamais le dernier mot. Que derrière l’épaisseur des jours mauvais, une main plus fine que la nôtre prépare l’inattendu.
Alors, chère sœur, si aujourd’hui tu traverses une saison où le sort semble écrit, souviens-toi. Le retournement est peut-être en train de germer sous la terre de tes larmes. La potence qu’on dresse pour toi, Dieu la transforme en perron. Le décret qu’on écrit contre toi, Il le réécrit de Sa main.
Aujourd’hui, regarde ta vie. Pas avec les yeux de celle qui voit seulement l’épreuve, mais avec les yeux de celle qui sait que le sort peut être retourné. Ose regarder ton histoire à la lumière de ce retournement ! Et choisis la joie. Offre un repas, envoie un mot doux, fais un geste pour une autre, passe plus de temps dans la joie de Sa Présence. Car c’est ainsi que la lumière d’Esther continue de briller : dans le cœur des femmes qui osent croire que Dieu retourne tout, même le plus sombre, pour leur bien et pour Sa joie.
Que ce 14 Adar, soit pour toi un jour de retournement. Que le Caché te bénisse et te surprenne !
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