Nous poursuivons autour du mot conversion.
Ce jour, je vous partage ma propre expérience, ce moment décisif où, à cinquante-six ans, j’ai compris que je ne cherchais pas seulement Dieu : c’était lui qui me cherchait.
Dire cela soulève souvent une question : pourquoi donne-t-on son cœur à Dieu ?
On imagine parfois une décision purement humaine, un choix intellectuel, un changement de religion. Pourtant, chaque fois que j’en parle, il me semble important de dire ceci : on ne choisit pas seulement Dieu, on répond surtout à un appel.
Comment expliquer cet appel ? C’est à la fois un mystère immense et quelque chose de très simple. La Bible le dit en quelques mots lumineux : « Nous, nous aimons parce que lui, le premier, nous a aimés. » Première épître de Jean 4:19.
Avant même que nous le cherchions, Dieu nous cherche.
Quand Jésus s’est présenté à moi, cela a été une évidence, une reconnaissance intérieure, comme lorsque l’on entend au loin une voix familière et que l’on sait immédiatement à qui elle appartient.
Pendant longtemps j’avais le sentiment de chercher Dieu. Et soudain j’ai compris quelque chose de bouleversant : celui qui me cherchait, c’était lui.
C’était comme si une part très profonde de moi-même se réveillait. Comme si quelque chose qui dormait depuis toujours trouvait enfin la clé de son propre mystère. Ce que j’ai ressenti c’était comme si en moi un ADN spirituel s’activait en un instant ! En quelques heures, j’ai compris que j’avais un Père des cieux qui cherchait ses enfants depuis toujours. J’ai eu l’impression de rentrer à la maison.
Pour certains musulmans, je devenais une apostate. Pour beaucoup de personnes appartenant à des religions, je devenais une sorte d’OVNI. J’aime sourire de ce mot : un objet non identifié. Peut-être qu’une conversion ressemble parfois à cela, quelque chose que les catégories habituelles ne savent pas nommer.
Mais pour moi, ce n’était ni une rupture ni une étrangeté. C’était une rencontre. Une relation qui devenait évidente par Jésus. Mon cœur était comme enfin connecté à un réservoir d’amour, et jour après jour je voyais ma coupe déborder.
Je voudrais préciser que je crois qu’il existe autant de conversions que d’êtres humains. Dieu n’appelle pas les cœurs en série ; il appelle chacun par son nom. Pour certains, la conversion ressemble à un éclair dans la nuit. Pour d’autres, elle ressemble à l’aube qui se lève lentement derrière les collines.
Pour moi, venant d’où je viens, il y a un jour identifiable. Mais pour beaucoup d’autres, ce n’est pas un moment précis : c’est un chemin qui s’éclaire peu à peu.
Mais tout commence pour chacune et chacun d’entre nous par cette vérité simple et bouleversante : nous avons été aimés les premiers. Comme il est écrit :
« Je t’aime d’amour d’éternité ; aussi je te garde ma fidélité. » (Jérémie 31:3).
Le précédent article sur le même thème est : https://nadiabendjilali.fr/et-si-on-sinteressait-au-mot-conversion/
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