Il existe une forme de pression silencieuse, presque invisible, mais si persistante qu’elle est en somme une persécution intérieure qui revient sans cesse frapper à la porte de nos pensées : celle du « pourquoi ».
Pourquoi cela m’arrive-t-il ? Pourquoi ce silence ? Pourquoi cette douleur, ce blocage, cette attente ? Pourquoi dois-je vivre ceci ou cela ? Quelle est l’étape suivante ?
Nous avons appris à croire que comprendre, c’est avoir prise sur les choses. Comme si mettre des mots, des causes, des explications sur ce que nous vivons allait, enfin, apaiser notre cœur. Mais cette idée cache un malentendu profond : comprendre ne donne pas la maitrise… et encore moins la paix. Souvent, les réponses que nous cherchons ne font que rassurer notre mental quelques instants. Elles calment la tête, mais laissent le cœur encore en attente. Or, la paix véritable ne se trouve pas dans une explication. Elle se trouve dans une présence. Face à nos tempêtes intérieures, Jésus n’a jamais proposé un discours analytique mais de nous offrir sa paix. Il n’a pas cherché à décortiquer nos blessures ni à expliquer nos détours. Il ne nous a pas dit « Viens, je vais t’expliquer », Il a offert quelque chose de bien plus radical, et infiniment plus doux : « Viens, et suis-moi. » (Matthieu 4:19)
Suivre le Christ, c’est accepter que notre vie soit une tapisserie en cours de création. Je me dis que nous sommes souvent comme l’enfant qui regarde l’envers du métier à tisser : nous ne voyons que des fils emmêlés, des nœuds serrés et des couleurs qui semblent se heurter sans logique. Le « pourquoi » est ce regard qui s’épuise sur l’envers du décor. Mais la foi nous invite à changer de regard. Non pas à tout comprendre… mais à faire confiance à Celui qui tisse. Ce passage du « pourquoi » au « suis-moi » se fait à la fois dans un choix, le notre, de le suivre et en même temps c’est un chemin. Une transformation lente et profonde, où nos résistances s’adoucissent peu à peu, où Il nous façonne comme l’argile. Comme le dit l’Écriture : « Confie-toi en IHWH Adonaï de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse » (Proverbes 3:5).
Alors oui, je ne peux le nier, des questions sont là : À quoi sert cette épreuve ? Pourquoi ce passage si difficile ? Que faire de ce poids qui serre mon cœur ?
Et si, au lieu de chercher une réponse immédiate, nous acceptions ceci : rien de ce que nous traversons n’est inutile. Tout peut devenir matière à transformation. Tout peut être travaillé, restauré, éclairé parce que nous avons un Grand Dieu, plus grand que toutes les montagnes, les adversités, les maladies, plus grand que la mort !
Je crois que dans cette posture, quelque chose peut changer profondément en nous…pour devenir plutôt qu’expliquer…par Son amour, Sa grâce, Sa miséricorde, je le crois nous devenons disponibles, ouvertes, enseignables.
Nous découvrons que notre identité ne repose pas sur notre capacité à analyser notre vie, mais sur une vérité bien plus stable : nous sommes aimées. Depuis toujours. Avant même de comprendre quoi que ce soit.
C’est une liberté d’entrer dans une confiance simple. Une confiance qui ne dépend pas des circonstances, mais de Celui qui nous accompagne. La foi est un abandon, à Sa présence !
Comme une voile qui cesse de résister au vent…
et qui, simplement, se laisse porter.
« Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qu’aiment Elohîms » (Romains 8:28).
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