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« Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu,

comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Corinthiens 4:7)

 

Ce verset me semble d’une justesse désarmante. Pourquoi se glorifierait-on de quoi que ce soit, puisque ça ne vient pas de nous ? « Qu’as-tu que Dieu ne t’ait donné ? » (Jean 3:27) et « Toute grâce excellente et tout don parfait viennent d’en haut » (Jacques 1:17). Franchement, il est facile de lire ces paroles et d’y adhérer intellectuellement, il est bien plus profond de laisser cette vérité nous habiter.

C’est toute la différence entre dire et vivre.  Entre connaissance et révélation. Entre théorie et transformation. La « naissance d’en haut » est la première étape (Jean 3:3), mais ce n’est que le commencement d’un devenir, d’un processus de transformation. « Celui qui a commencé en vous une bonne œuvre la rendra parfaite » (Philippiens 1:6). « Soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence » (Romains 12:2).

Pour tout vous dire, pendant une grande partie de ma vie, j’ai cru que mes pensées étaient ma boussole.  J’ai grandi dans un environnement où l’intellect était valorisé comme un chemin vers la liberté. Cela a du sens : venant d’une histoire familiale où l’accès à l’éducation (notamment pour les femmes) était récent et précieux, penser, apprendre, comprendre représentaient une forme d’émancipation. Mais depuis cette « naissance d’en haut », quelque chose a changé. Je perçois désormais une frontière entre mes pensées humaines — souvent limitées, influencées par des biais personnels, culturels ou sociaux — et une Vérité qui me dépasse et se révèle peu à peu. « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit YHWH Adonaï » (Ésaïe 55:8-9). C’est cette transformation, cette métanoia (Marc 1:15) que je vois s’opérer en moi ! Et je vous assure que j’en suis la première étonnée et profondément reconnaissante !

Et si j’ai cette conscience aiguë de cela, je suis spectatrice comme vous des fruits que cela porte. Si « l’ouvroir des cœurs » porte du fruit, s’il y a des personnes que ces mots touchent les âmes, ce n’est pas pour moi et ce n’est pas par moi. Et je vous assure ce n’est pas de la fausse modestie. « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:5). « Car tout est de lui, et par lui, et pour lui » (Romains 11:36). Je suis bien sûr responsable de faire fructifier mon talent (Matthieu 25:14-30) Mais ma petite part, c’est d’écrire ce qui m’est inspiré ; la grande part est entre Ses mains.

Comme il est doux pour moi que ma plume soit consacrée. Et comme l’instrument ne se vante pas de la musique ; je me réjouis simplement d’être entre les mains du Musicien. « Ce n’est pas que nous soyons capables par nous-mêmes de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu » (2 Corinthiens 3:5).

Alors, je le redis : L’humilité n’est pas une posture, c’est une respiration, un choix, une évidence. C’est admettre que chaque bénédiction, chaque grâce qui coule dans ma vie est un don pur. « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4:6). « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1 Corinthiens 4:7) résonne encore. « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2:8-9).

Au final, tout revient à cette évidence : sans Lui, je ne peux rien ; avec Lui, tout est grâce. « YHWH Adonaï est mon partage, dit mon âme : c’est pourquoi j’espérerai en lui » (Lamentations 3:24).

Je n’écris pas pour convaincre. J’écris pour témoigner, pour partager une joie.

« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous » (Philippiens 4:4). « À celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irréprochables dans l’allégresse, à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, puissance et autorité, avant tout temps, maintenant et pour tous les siècles ! Amen » (Jude 24-25).

Je vous invite à feuilleter les pages du blog pour trouver d'autres articles, évidemment, et je me permets de guider vos yeux vers deux d'entre eux : 

Celui qui est fidèle dans les moindres choses

 Le vase où Dieu a versé l'Infini