Alors que l’article précédent était déposé pour publication, m’est venu ce court prolongement, comme une insistance intérieure, qui tient en une phrase : oser croire Dieu plutôt que simplement croire en Dieu.
Après les mots de Zundel, une brèche s’ouvre, exigeante. Il ne s’agit plus seulement d’admettre que Dieu existe, mais bel et bien de croire Dieu. Prendre sa parole au sérieux. Laisser ses promesses traverser nos résistances. Les accueillir comme fiables, même lorsque rien, extérieurement, ne semble les confirmer. C’est faire crédit à sa fidélité avant d’en voir les fruits. « Aman, aman, je vous dis : celui qui entend ma parole et adhère à Celui qui m’a envoyé a la vie de l’ère » (Jean 5 :24). Ici, la foi n’est pas une opinion mais une confiance qui fait passer de la mort à la vie.
La foi est de cet ordre-là : non pas une certitude figée, mais un abandon lucide. « Adhère à IHVH de tout ton cœur, ne t’appuie pas sur ton intelligence » (Proverbes 3 :5). Croire Dieu, c’est accepter de ne pas tout contrôler, comme il est si humainement banal de vouloir le faire, mais refuser absolument de vivre sans espérance!
Alors oui, il y a un risque : celui d’être déplacé, dérangé, appelé plus loin. Mais c’est aussi une liberté absolue. « Fidèle est celui qui vous appelle : lui aussi fera » (1 Thessaloniciens 5 :24). Croire Dieu, c’est avancer avec cette audace tranquille : sa fidélité précède toujours nos pas.
Gloire à Dieu!
Contact
Ne manquez rien !
Abonnez-vous à nos envois