Il ne faut jamais sous-estimer les plans de Dieu pour nos vies. Comment témoigner de cela, en vibrant de joie, devant la grandeur de ce que Dieu accomplit ? Comment mettre en quelques mots ce qui, c’est certain, dépasse les mots eux-mêmes ? Il y a des chemins que nous n’aurions jamais imaginés emprunter, des portes que nous n’aurions jamais pensé franchir, et pourtant, lorsque nous regardons en arrière, nous discernons une main fidèle qui nous conduisait.
La Bible dit : « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel. » (Ésaïe 55:8)
Alors je veux rendre grâce. Et ce texte est né de la bénédiction pour une autre que moi. J’ai tellement été heureuse pour elle. Ce texte fait également suite à des semaines d’écoute quotidienne de témoignages de personnes touchées par la Main de Dieu, que ce soit des guérisons miraculeuses ou des délivrances impressionnantes. Ou est-ce l’addition de ces événements et d’un temps plus qualitatif dans la Présence. A vrai dire, je ne le sais pas.
Ce que je sais c’est que merci est un mot qui ne quitte plus mes lèvres. Merci pour ce que je comprends, mais aussi pour ce que je ne comprends pas. Merci pour les réponses, mais également pour les silences qui m’ont appris à faire confiance. Merci pour les bénédictions, mais surtout pour la présence de Dieu dans ma vie et pour la relation qui se développe.
Car aimer Dieu véritablement, c’est apprendre à L’aimer pour Lui-même et pas seulement pour ce qu’Il donne.
Nous pouvons être reconnaissants pour Ses bienfaits, pour Ses bontés, pour Ses bénédictions, pour les portes qu’Il ouvre et les miracles qu’Il accomplit. Mais au-delà de tout cela, il y a Dieu Lui-même. Sa présence. Sa fidélité. Son amour. Et lorsque le cœur découvre cette vérité, la foi change de profondeur.
« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. » (Matthieu 22:37)
Je repense à mes premiers pas dans la lecture de la Bible. Lorsque j’ai découvert cette parole : « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. » (Romains 10:17), je la prenais littéralement : je pensais surtout à ce que j’écoutais, à ce qui entrait dans mes oreilles, à ce qui pouvait nourrir ou affaiblir ma foi. Cela m’a fait faire des choix importants dans ma vie : encore plus de silence des productions mondaines, un respect pour ce que l’Esprit qui demeure en moi pouvait entendre. Et c’était bien ainsi : c’était simplement une réaction de « bébé spirituel », qui cherchait encore à comprendre.
Puis, je ne saurais dire exactement quand… Je crois simplement, à force d’ouvrir la Bible chaque jour, de lire, de méditer, de revenir encore et encore à cette Parole, je me suis sentie nourrie, tant et plus. J’ai alors compris autrement cette phrase : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Matthieu 4:4) Tel verset devient une lumière. Un mot devient une promesse. Une page devient un refuge. Et, peu à peu, Dieu travaille en profondeur.
C’est ainsi que ma reconnaissance a grandit.
Et lorsque je repense à la première phrase de ce témoignage — ne jamais sous-estimer les plans de Dieu pour nos vies — je ne peux m’empêcher de penser à cette évidence : avec Dieu, il n’y a pas de plan B.
Il n’y a que Son plan A.
Et Son plan A est bien plus grand que tout ce que nous pourrions imaginer, prévoir ou même désirer. Ce que nous appelons parfois un détour, Dieu peut l’intégrer à Son dessein. Ce que nous pensions être une fin peut devenir un commencement. Ce que nous n’aurions jamais choisi peut prendre un sens nouveau entre Ses mains.
Non pas parce que tout serait facile, mais parce que Dieu est à l’œuvre. « Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons… » (Éphésiens 3:20)
Cette parole ne me ramène pas d’abord à ce que Dieu peut faire pour moi, mais à qui Il est : un Dieu dont la puissance dépasse mes limites, dont les pensées dépassent les miennes et dont l’œuvre dépasse ma compréhension.
Alors, je veux surtout Le regarder, Lui.
Me souvenir de Sa grandeur.
M’émerveiller de Sa fidélité.
Et Lui faire confiance, même lorsque je ne vois pas encore ce qu’Il est en train de construire.
« Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » (Proverbes 3:5-6)
Et, je le remarque, plus j’apprends à aimer Dieu de tout mon être, plus je découvre que cet amour déborde naturellement vers les autres. Aimer Dieu m’apprend à aimer mon prochain. À regarder autrement. À pardonner davantage. À encourager. À tendre la main. À reconnaître en chaque personne quelqu’un que Dieu aime. « Nous aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. » (1 Jean 4:19)
Je veux continuer à dire merci.
Merci pour la Croix.
Merci pour Ton Amour.
Merci pour Ton Souffle Sacré.
Merci simplement… pour la grâce de Te connaître et d'être avec Toi.
Le plus grand cadeau n’est pas seulement ce que Dieu met dans nos mains.
C’est Dieu Lui-même.
Je veux dire et redire encore : MERCI.
Merci de m’apprendre, jour après jour, à T’aimer de tout mon être afin de pouvoir aimer davantage les autres.
Que toute la gloire Te revienne.